Voici ce que nous avons entre autres cuisiné pour fêter le Super Bowl entre amis (ça et un gâteau manqué). Les roulés à la saucisse goûtent exactement comme ceux que nous avions mangé en Écosse, sans doute parce que Jamie Oliver a cuisiné cette recette depuis longtemps, étant Anglais d'origine. La recette est savoureuse et tellement simple qu'il n'y a aucune excuse d'en acheter des congelés qui n'ont pas la saveur du "fait maison".
ce qu'il faut:
- 12 saucisses à déjeuner
- 14 oz. de pâte feuilletée décongelée
- 1 oeuf
- thym
- parmesan
- graines de sésame
- Préchauffer le four à 350 degré Fahrenheit. Couper la pâte feuilletée dans le sens de la largeur, pour obtenir de longues bandelettes. Battre l'oeuf et badigeonner sur le dessus de la pâte feuilletée. Mettre les saucisses au centre de la pâte sur le sens de la longueur en faisant attention qu'elles se chevauchent un peu.
- Saupoudrer de thym et de parmesan râpé. Rouler la pâte sur elles-mêmes et écraser avec une fourchette le côté où se trouve le bout de la pâte pour éviter que le rouleau ne se déroule dans le four.
- Avec le reste de l'oeuf battu, badigeonner le dessus des rouleaux et les saupoudrer de graines de sésame. Couper en une vingtaine de morceaux.
- Mettre de l'huile d'olive sur une plaque à biscuit et déposer les roulés. Faire cuire une quinzaine de minutes au four et servir avec de la moutarde anglaise.
" Trois heures, c'est toujours trop tard ou trop tôt pour accomplir ce que l'on veut" - Jean-Paul Sartre
mercredi 8 février 2012
vendredi 3 février 2012
Vendredi coups de coeur: Saint-Valentin
Il reste déjà moins de deux semaines avant la Saint-Valentin. Je sais que peu d'adultes fêtent la fête de l'amour et que comme Noël, il semble que les enfants soient ceux qui sont le plus attiré par les festivités, mais je ne comprends pas pourquoi. La plupart des gens affirment que c'est parce qu'il s'agit d'une fête commerciale et que l'amour est fêté tous les jours de l'année chez eux. Moi, je trouve que toute les raisons de faire une journée spéciale qui sort du quotidien est agréable. Voici donc quelques idées peu couteuses pour faire du 14 février une journée spéciale!
On suggère de mettre une bille sur un côté des moules à muffins. De cette façon, les muffins ressortirons du four en ayant une forme de coeur. Cette façon de faire permet d'éviter d'acheter un moule de sillicone avec des trous en forme de coeur, plus difficiles à démouler. Voilà une façon bien simple de transformer un muffin ordinaire en festin merveilleux.
Voilà une autre variante sur un plat traditionnel. Les célèbres carrés au riz soufflé sont préparés comme à l'habitude, mais on les coupe en forme de coeur et on les trempe dans le chocolat. On pourrait même les tremper dans une fondue au chocolat pour changer des fruits!
Pour décorer un peu, quoi de mieux que des guirlandes de coeurs. Il s'agit d'un bricolage facile à faire avec les enfants qui habille rapidement une pièce. Et avec des coeurs blancs comme sur la photo, la Saint-Valentin n'aura jamais été aussi sobre et de bon goût. Il n'y a aucune raison de se passer d'une fête!
On suggère de mettre une bille sur un côté des moules à muffins. De cette façon, les muffins ressortirons du four en ayant une forme de coeur. Cette façon de faire permet d'éviter d'acheter un moule de sillicone avec des trous en forme de coeur, plus difficiles à démouler. Voilà une façon bien simple de transformer un muffin ordinaire en festin merveilleux.
Voilà une autre variante sur un plat traditionnel. Les célèbres carrés au riz soufflé sont préparés comme à l'habitude, mais on les coupe en forme de coeur et on les trempe dans le chocolat. On pourrait même les tremper dans une fondue au chocolat pour changer des fruits!
Pour décorer un peu, quoi de mieux que des guirlandes de coeurs. Il s'agit d'un bricolage facile à faire avec les enfants qui habille rapidement une pièce. Et avec des coeurs blancs comme sur la photo, la Saint-Valentin n'aura jamais été aussi sobre et de bon goût. Il n'y a aucune raison de se passer d'une fête!
mardi 31 janvier 2012
mardi cuisine: salade d'orzo, chorizo et tomates
Encore une belle découverte provenant de notre liste de recettes à essayer. Nous avions arrêté notre choix sur une salade parce que nous avions moins de temps à consacrer à la cuisine cette semaine. Pourtant, la recette est fabuleuse bien que plus longue que nos recettes de salade régulières. L'orzo est une céréale fabuleuse, à mi-chemin entre le riz et les pâtes qui est parfait pour les salades et que je verrais très bien dans une soupe. La recette de base vient du site de Zeste, mais nous y avons ajouté ce que nous avions sous la main ce jour-là.
Ce qu'il faut:
250 ml d'orzo cuit
1 petit chorizo, coupé en rondelles
125 ml de féta, coupée en cubes
1/2 tasse d'olives noires dénoyautées
1/3 de tasse de noix de Grenoble
1 oignon français haché
1/2 tasse d'herbes fraiches hachées (origan, basilic ou persil)
Paprika
huile d'olive
un petit casseau de tomates cerise
1/2 citron, pour le jus et le zeste
Sel et poivre fraîchement moulu
Faire cuire l'orzo dans l'eau bouillante jusqu'à ce que les grains soient tendres.
Dans une poêle, faire griller les noix de grenoble jusqu'à ce qu'elle dorent un peu et saupoudrer de paprika. Retirer les noix de la poêle et réserver. Dans la poêle encore chaude, faire griller les rondelles de chorizo jusqu'à ce qu'elle soient croustillantes.
Couper les tomates en deux et déposer tous les ingrédients dans un saladier. Ajouter le jus de citron ainsi qu'un peu d'huile d'olive (si nécessaire) pour lier la salade. Mélanger et servir tiède.
Ce qu'il faut:
Faire cuire l'orzo dans l'eau bouillante jusqu'à ce que les grains soient tendres.
Dans une poêle, faire griller les noix de grenoble jusqu'à ce qu'elle dorent un peu et saupoudrer de paprika. Retirer les noix de la poêle et réserver. Dans la poêle encore chaude, faire griller les rondelles de chorizo jusqu'à ce qu'elle soient croustillantes.
Couper les tomates en deux et déposer tous les ingrédients dans un saladier. Ajouter le jus de citron ainsi qu'un peu d'huile d'olive (si nécessaire) pour lier la salade. Mélanger et servir tiède.
samedi 28 janvier 2012
vendredi coups de coeur: sucré-salé
Parfois, j'ai l'impression que ce sont deux opposés, mais il y a tellemet de plats qui mélangent le sucré et le salé de façon fabuleuse (je pense entre autres aux chips, aux saucisses dans le sirop d'érable et au caramel à la fleur de sel. Voici donc le top trois des harmonies sucré-salé que j'espère goûter sous peu...
Les croutons de chèvres arrosés d'un coulis de miel peuvent aussi être garnis de tomates pour leur donner une fraicheur appéciée. L'onctuosité du chèvre cuit au four et la touche sucrée du miel en font une entrée simple, mais rapidement addictive qui peut facilement se manger devant latélévision, pour le Super bowl, par exemple. En plus, ça fait changement des dattes au bacon et des figues au fromage de chèvre.
Pour changer une recette de semaine en festin, ajouter des morceaux de mangue bien mûre au mélange de poulet et de légume pourrait rehausser la recette originale. La mangue, comme l'ananas, se marie bien avec le poulet et le mélange avec la salsa ne peut être qu'une réussite.
Finalement, parce qu'il s'agit d'un souvenir d'enfance populaire, les biscuits au beurre d'arachide sont un incontournable. Si on les aime plus décadents, il suffit d'y ajouter des pépites de chocolat. Attention par contre à votre malaxeur, qui devra travailler très fort pour mélanger la pâte à biscuit qui est habituellement extrêmement consistante!
Les croutons de chèvres arrosés d'un coulis de miel peuvent aussi être garnis de tomates pour leur donner une fraicheur appéciée. L'onctuosité du chèvre cuit au four et la touche sucrée du miel en font une entrée simple, mais rapidement addictive qui peut facilement se manger devant latélévision, pour le Super bowl, par exemple. En plus, ça fait changement des dattes au bacon et des figues au fromage de chèvre.
Pour changer une recette de semaine en festin, ajouter des morceaux de mangue bien mûre au mélange de poulet et de légume pourrait rehausser la recette originale. La mangue, comme l'ananas, se marie bien avec le poulet et le mélange avec la salsa ne peut être qu'une réussite.
Finalement, parce qu'il s'agit d'un souvenir d'enfance populaire, les biscuits au beurre d'arachide sont un incontournable. Si on les aime plus décadents, il suffit d'y ajouter des pépites de chocolat. Attention par contre à votre malaxeur, qui devra travailler très fort pour mélanger la pâte à biscuit qui est habituellement extrêmement consistante!
mardi 24 janvier 2012
mardi cuisine: Poulet à la jerk de Jamie Oliver
Cette recette est notre première grande réussite de notre nouvelle résolution. Le poulet est simple à faire, il ne prend pas beaucoup de temps et peu d'ingrédients. Pourtant, la saveur est vraiment fabuleuse! J'espère que nous découvrirons beaucoup d'autres recettes savoureuses de façon à pouvoir les ajouter à notre menu hebdomadaire. Ce n'est pas réellement un poulet à la jerk traditionnel, parce qu'il ne requière ni ketchup, ni sauce barbecue, ni épices spéciales, mais c'est une recette de semaine plus que parfaite!
3 ou 4 poitrines de poulet
2 échalottes
thym
une pincée de clous de girofle moulus
une pincée de muscade moulue
une pincée de poivre de la Jamaïque (allspice)
1/3 de tasse de rhum
1/3 de tasse de vinaigre de vin blanc
1 c. à table de miel
2 piments forts
4 gousses d'ail
1 Chauffer le four à 400 fahreinheit. Couper les poitrines de poulet sur le sens de l'épaisseur sans toutefois détacher les deux morceaux. Faire cuire le poulet dans l'huile d'olive jusqu'à ce qu'un des deux côtés soit coloré. Réserver.
hacher l'échalotte, l'ail et les piments et les mélanger aux épices, au rhum, au vinaigre de vin et au miel. bien mélanger et déposer au fond d'un plat allant au four. Déposer les poitrines de poulet (mettre le côté non-cuit vers le bas). Badigeonner le dessus de la poitrine de poulet avec une c. à table de miel supplémentaire et des branches de romarin et de thym frais.
cuire 15 minutes et servir.
vendredi 20 janvier 2012
vendredi coups de coeur: séries télé dramatiques américaines
Nous avons mitonné ce soir une fabuleuse recette que je partagerai mardi, d'ici là, j'ai pensé partager mes coups de coeur pour les séries télé. Parce qu'il y en a une tonne que j'ai aimé, j'ai choisi de faire une distinction entre les séries américaines et les séries étrangères et entre comédie et séries dramatiques. Voici donc les séries dramatiques que j'ai préféré:
Bien que datant de plusieurs années déjà, ma série télé favorite de tous les temps reste sans doute Twin Peaks. Le mélange tordu entre le soap ridicule (je pense entre autres au générique de l'émission) et les intrigues stressantes d'une série policière. On suit "Coop", un enquêteur qui se retrouve dans un village pour une affaire de meurtre. Il cherche à découvrir qui a tué Laura Palmer, une jeune collégienne retrouvée morte dans une bâche sur le bord de l'eau. La plupart des habitants ont un comportement louche qui fait qu'ils pourraient être impliqués dans l'histoire. Même si la seconde saison décline beaucoup en qualité à cause des pressions du diffuseur, cette série reste un incontournable.
Freaks and geeks présente une vision nouvelle des conflits scolaires entre les premiers de classe et ceux qui ont un profil de délinquants. Lindsay, une jeune fille faisant partie du premier groupe, défend un jour son frère dont on s'était moqué et essaie de faire partie du groupe des rebels sans pourtant compromettre ses études. Bien qu'il s'agisse d'une série qui aurait pu faire partie des comédies, les problématiques abordées et la façon habile d'aborder le difficile passage entre l'enfance et l'âge adulte fait de cette série une de celles qui n'auraient pas dues être annulées après à peine une saison.
Finalement, surtout parce que je n'aurais jamais cru aimer cette série, je termine avec The Walking dead. On y raconte l'histoire d'un groupe de survivants qui tente de survivre dans un pays envahi par les zombies. Ce qui débute comme une histoire de zombies parmi tant d'autres est un prétexte pour explorer la psychologie des personnages. On aborde des thémathiques difficiles comme le deuil, le bien-être personnel et le bien-être collectif ainsi que la réaction des gens dans des situations critiques. J'ai été agréablement surprise de la première saison et j'ai très hâte de voir la deuxième!
Bien que datant de plusieurs années déjà, ma série télé favorite de tous les temps reste sans doute Twin Peaks. Le mélange tordu entre le soap ridicule (je pense entre autres au générique de l'émission) et les intrigues stressantes d'une série policière. On suit "Coop", un enquêteur qui se retrouve dans un village pour une affaire de meurtre. Il cherche à découvrir qui a tué Laura Palmer, une jeune collégienne retrouvée morte dans une bâche sur le bord de l'eau. La plupart des habitants ont un comportement louche qui fait qu'ils pourraient être impliqués dans l'histoire. Même si la seconde saison décline beaucoup en qualité à cause des pressions du diffuseur, cette série reste un incontournable.
Freaks and geeks présente une vision nouvelle des conflits scolaires entre les premiers de classe et ceux qui ont un profil de délinquants. Lindsay, une jeune fille faisant partie du premier groupe, défend un jour son frère dont on s'était moqué et essaie de faire partie du groupe des rebels sans pourtant compromettre ses études. Bien qu'il s'agisse d'une série qui aurait pu faire partie des comédies, les problématiques abordées et la façon habile d'aborder le difficile passage entre l'enfance et l'âge adulte fait de cette série une de celles qui n'auraient pas dues être annulées après à peine une saison.
Finalement, surtout parce que je n'aurais jamais cru aimer cette série, je termine avec The Walking dead. On y raconte l'histoire d'un groupe de survivants qui tente de survivre dans un pays envahi par les zombies. Ce qui débute comme une histoire de zombies parmi tant d'autres est un prétexte pour explorer la psychologie des personnages. On aborde des thémathiques difficiles comme le deuil, le bien-être personnel et le bien-être collectif ainsi que la réaction des gens dans des situations critiques. J'ai été agréablement surprise de la première saison et j'ai très hâte de voir la deuxième!
mardi 17 janvier 2012
Mardi cinéma: Shame
Nous n'avons pas encore essayé notre deuxième recette, ce qui est un heureux hasard parce que nous sommes allés au cinéma hier et nous avons vu un bon film qui mérite sans doute un billet ici. Nous sommes allés voir La Honte, le nouveau film de Steeve McQueen.
L'histoire est assez simple quoique assez peu courante dans le domaine du cinéma. On présente la vie de Brandon, un obsédé sexuel célibataire qui mène une vie assez bien réglée. Il sort dans les bars et couche avec plusieurs femmes, il fait aussi souvent appel à des prostitués pour assouvir ses besoins. Le jour, il travaille pour une grosse boite, mais ne semble pourtant pas apte à penser à autre chose qu'au sexe et doit se masturber dans la salle de bain. Son monde bascule lorsque sa soeur Sissi, une musicienne qui tente de percer dans le milieu, lui demande de l'héberger pour un moment. Il doit donc modifier ses habitudes, ce qui le rend plutôt agressif. Sa soeur commence à réellement le troubler au moment où elle utilise son lit pour coucher avec son patron. Il lui demandera de quitter l'appartement et tentera de retrouver une vie normale avant de tomber encore plus bas.
Ce qui rend le film réellement intéressant est sans aucun doute le traitement du sujet. Le réalisateur repousse les tabous de ce qui est habituellement acceptable en terme de nudité au cinéma. Enfin, on présente la sexualité et l'univers de la pornographie dans ce qu'ils ont de plus laid et de plus troublant. Le réalisateur impose au spectateur la nudité de Michael Fassbender à un point où cela devient presque gênant. Cette attitude remet en question ce différent rapport que nous avons envers la nudité masculine et féminine dans les films et à se demander en quoi un homme nu en train d'uriner est plus malaisant que deux femmes ayant une relation sexuelle. La compulsion de Brandon est réellement une descente aux enfers et ce qui semble au départ plutôt sypathique et vraiment envahissant et l'oblige à focusser sur la sexualité plutôt que sur ce qui est important dans sa vie. La tension sexuelle qui existe entre lui et sa souer montre aussi en quoi cette obsession peut devenir problématique, comme si le personnage ne pouvait témoigner son amour autrement que par le sexe. Lorsqu'il tentera de faire l'amour avec une femme qui l'aime, il n'en sera d'ailleurs pas capable.
La prouesse de réalisation vient aussi des aspects techniques. McQueen n'a pas peur de longueurs et laissera Sissi chanter doucement New York, New York au complet en braquant la caméra uniquement sur le visage de l'actrice. Aussi, les plans très longs sont orchestrés d'une main de maître et ralentissent le rythme du film pour donner une impression d'étouffement et de stagnation propre au protagoniste. Aussi, le film est construit en miroir, plusieurs scènes semblent se répondre et permettent de se demander si le film se termine par une résolution du problème ou par une répétition infinie des mêmes situation. Il s'agit donc d'un film troublant, mais extrêmement riche.
L'histoire est assez simple quoique assez peu courante dans le domaine du cinéma. On présente la vie de Brandon, un obsédé sexuel célibataire qui mène une vie assez bien réglée. Il sort dans les bars et couche avec plusieurs femmes, il fait aussi souvent appel à des prostitués pour assouvir ses besoins. Le jour, il travaille pour une grosse boite, mais ne semble pourtant pas apte à penser à autre chose qu'au sexe et doit se masturber dans la salle de bain. Son monde bascule lorsque sa soeur Sissi, une musicienne qui tente de percer dans le milieu, lui demande de l'héberger pour un moment. Il doit donc modifier ses habitudes, ce qui le rend plutôt agressif. Sa soeur commence à réellement le troubler au moment où elle utilise son lit pour coucher avec son patron. Il lui demandera de quitter l'appartement et tentera de retrouver une vie normale avant de tomber encore plus bas.
Ce qui rend le film réellement intéressant est sans aucun doute le traitement du sujet. Le réalisateur repousse les tabous de ce qui est habituellement acceptable en terme de nudité au cinéma. Enfin, on présente la sexualité et l'univers de la pornographie dans ce qu'ils ont de plus laid et de plus troublant. Le réalisateur impose au spectateur la nudité de Michael Fassbender à un point où cela devient presque gênant. Cette attitude remet en question ce différent rapport que nous avons envers la nudité masculine et féminine dans les films et à se demander en quoi un homme nu en train d'uriner est plus malaisant que deux femmes ayant une relation sexuelle. La compulsion de Brandon est réellement une descente aux enfers et ce qui semble au départ plutôt sypathique et vraiment envahissant et l'oblige à focusser sur la sexualité plutôt que sur ce qui est important dans sa vie. La tension sexuelle qui existe entre lui et sa souer montre aussi en quoi cette obsession peut devenir problématique, comme si le personnage ne pouvait témoigner son amour autrement que par le sexe. Lorsqu'il tentera de faire l'amour avec une femme qui l'aime, il n'en sera d'ailleurs pas capable.
La prouesse de réalisation vient aussi des aspects techniques. McQueen n'a pas peur de longueurs et laissera Sissi chanter doucement New York, New York au complet en braquant la caméra uniquement sur le visage de l'actrice. Aussi, les plans très longs sont orchestrés d'une main de maître et ralentissent le rythme du film pour donner une impression d'étouffement et de stagnation propre au protagoniste. Aussi, le film est construit en miroir, plusieurs scènes semblent se répondre et permettent de se demander si le film se termine par une résolution du problème ou par une répétition infinie des mêmes situation. Il s'agit donc d'un film troublant, mais extrêmement riche.
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